YVONAND Le guitariste Eduardo Botelho sur CD

Hommage au Brésil

Swissinfo produit à l’attention des médias un double CD dédié aux musiciens brésiliens exerçant leur art en Suisse. Et parmi les mélodies de certains grands noms un morceau du guitariste d’Yvonand, Eduardo Botelho .
JULIEN VALLON

Swissinfo/Radio suisse internationale, dont l’un des objectifs est «la promotion des différents aspects du kaléidoscope culturel helvétique», vient d’éditer un double CD, Músicos Brasileiros na Suíça, un hommage à la culture brésilienne qui s’exprime à l’intérieur des frontières d’Helvétie: l’un des volumes est dédié aux musiciens populaires et l’autre aux interprètes de pièces classiques.


Alors que le second recueil reprend des œuvres de compositeurs du Brésil ou d’ailleurs, interprétées par des musiciens classiques de renom, à l’exemple du violoncelliste Antonio Meneses, du guitariste Erico Fonseca ou du chef d’orchestre Luiz Alves da Silva, le premier CD renferme des morceaux populaires composés par des Brésiliens «de Suisse». Des musiques traditionnelles du pays comme la samba, la bossa, mais aussi du jazz, blues ou rock aux accents latins. Des grands noms comme le guitariste José Barrense Dias, la chanteuse Diana Miranda ou le pianiste veveysan Malcolm Braff y participent entre autres.
Parmi ces mélodies, Cirandinha, un morceau du guitariste d’Yvonand Eduardo Botelho . «J’éprouve beaucoup de fierté à me retrouver au milieu de ces grands musiciens, révèle l’intéressé, mais je crois que cette reconnaissance vient récompenser les quinze années que j’ai passées en Suisse.» Arrivé de São Paulo guitare en main, pour quelques concerts en Suisse, l’auteur-compositeur y a trouvé sa femme, et toute une vie dédiée à la musique, qu’il enseigne.

A Yvonand, Eduardo est une figure locale connue et appréciée. «Mais peu savent ce que je fais, parce que je vais répéter ailleurs. Pour moi, Yvonand, c’est surtout ma vie de famille, et comme dit l’adage, un saint de village ne fait pas de miracles.» Reste qu’il y a écrit de nombreux disques, et en prépare un, encore à venir.

Pour écouter Eduardo Botelho , et les musiciens brésiliens de Suisse, pas la peine de chercher dans les bacs. Le double opus est destiné aux médias et aux ambassades suisses. Mais on peut aller goûter plusieurs extraits sur internet. Histoire de se rappeler que, dans notre petit pays, melting-pot d’idiomes et de cultures, la musique reste un langage universel.
» www.swissinfo.org www.botelho.ch